François MORELLET - Insignifiants, décrochages et hasard - du 2 juillet au 3 septembre 2005

Vernissage le samedi 2 juillet à 18 heures

LA GALERIE A 30 ANS
Cet anniversaire sera fêté avec une exposition de François Morellet dont la collaboration avec la galerie est emblématique de cet engagement auprès des artistes.

 

Figure emblématique de l’abstraction géométrique, François Morellet est l’un des artistes français de sa génération le plus représenté dans les collections étrangères. Né en 1926, il vit et travaille aujourd’hui à Cholet, dans le Maine-et-Loire, après avoir pendant de nombreuses années partagé son temps entre Paris et New York. Développant son œuvre à partir de 1946, c’est au début des années 50 que l’artiste vient à l’abstraction, dans l’entourage de l’Ecole de Paris. Tranchant pour un art systématique, il est décidé à en supprimer tout investissement personnel ou décision subjective.
Dans les années 60, l’artiste parvient définitivement à l’élaboration - consciente et amusée - d’un langage pictural proprement “impersonnel” : superpositions, fragmentations, juxtapositions et interférences, auxquelles s’adjoint le hasard.
Extrait du communiqué de presse réalisé par le CCC à Tours, à l’occasion de l’exposition François Morellet en 1999

LES INSIGNIFIANTS
[…] J’ai depuis 50 ans déjà, supprimé figurations, signes et sens, gardant cependant un petit stock de formes les plus simples, les plus neutres de la géométrie, formes garanties, exemptes de sens ajouté à la production. […] J’ai ainsi choisi quatre signes que je me suis amusé à décomposer, recomposer ou superposer, avec des systèmes et matériaux particuliers à chacun d’eux.
Cross crash, Etoile à une branche, Carrément et Svatiskaputt sont donc ces quatre signes que Morellet revisite, se souciant à la fois de sa relecture dans le sens de l’histoire, et s’en inquiétant quant à la logique d’abstraction de son propre travail. Ces questionnements sont sans doute ceux d’un artiste ayant vécu les conflits de l’histoire et ayant toujours tenté de les porter à la question de l’art.
Cross crash est le titre de superpositions de trois croix. Il suggère le scénario d’un accident imaginaire qui se serait passé au mont Golgotha. Ces insignifiants ont été réalisé en tôle brute, découpée et vernie.

 
Cross Crash n°1, 2003
tôle vernie
127 x 112 cm
  L’étoile à une branche n°3, 2003
branche et acrylique sur contreplaqué
114 x 96 cm
     
Pour ”insignifier” l’étoile de David, j’ai ressuscité la technique de mes Géométree en jouant avec un triangle équilatéral en bois et une fourche d’arbre.
 
Vues de l'exposition
 
 
 
 
 
 
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