MATHIEU SCHMITT: shelters
Coding. Painting. Programmer la peinture. Depuis 2 ans, Mathieu Schmitt met au point des systèmes automatisés lui permettant de produire peintures et dessins. Il délègue ainsi la manipulation des stylos et des pinceaux à des machines robotisées qu'il développe et dont il programme les gestes.
La galerie Catherine Issert consacre une nouvelle exposition personnelle à l'artiste Mathieu SCHMITT, l' occasion pour lui de donner la pleine mesure de son œuvre, qui trouve toute sa puissance dans la multiplicité et l’envahissement visuel.
Pour développer cette série de peintures et de dessins, Mathieu Schmitt a conçu un dispositif électro-mécanique capable de guider un stylo bille ou un pinceau sur une feuille de papier ou sur une toile. L’objectif de l’artiste est de programmer les différents trajets de son outil pour obtenir un résultat similaire à une gravure, et cela en convertissant l’image en un langage interprétable par sa machine. Ces images proviennent d’une collaboration avec une intelligence artificielle. Mathieu Schmitt dialogue avec celle-ci, partageant ses intentions concernant la représentation qu’il souhaite obtenir, et en en affinant la description au fur et à mesure de la conversation. L’intelligence artificielle, elle, arrive à présenter plusieurs propositions en un laps de temps très cours, ce qui contraste avec le temps de réalisation très long de chacune des composantes de la série, temps inscrit sous chaque peinture car faisant partie du titre. Chacune de ces « proto-gravures » offre deux niveaux de lecture : à une distance raisonnable, l’image, l’objet ou le paysage représenté est clairement visible ; en se rapprochant, on découvre l’enchevêtrement de lignes qui les composent, imitant parfois les tremblements caractéristiques de la main humaine.

