LA POSSIBILITÉ D'UNE COLLECTION IV : En partenariat avec la galerie Pascal Cuisinier - Design historique français
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John ARMLEDERSpelothyrus Atheae , 202349,8 x 70 cm
signé et daté au devant -
BENcelui-ci, 200854 x 65 cm -
Olivia BARISANOAssiette à dessin, 2025⌀ 53 cm -
Cécile BARTSans titre (Le jour à l’envers) , 201950 x 60 cm -
Jean Charles BLAISSans titre, 202574 x 88 cm -
Olivia COGNETCeramic sculptural Lamp43 x 25 cm
Shade 35 x 75 cm
hauteur 85 cm -
Daphne CORREGANRed buds, 202550 x 24 x 51 cm -
Alexandre DUFAYELes fantômes de San Servolo, 201840 x 30 cm
Encadrement : 45 x 35 cm -
Gautier FERREROSclipt, 202565 x 38 x 25 cm -
Yayoï GUNJIIntérieur jaune, 2025170 x 200 cm -
Anastasia INDUCHNAYA CARVALHOLac, 2024120 x 100 cm -
François MORELLETπ 1 - 3/14/15/92/65, 197329,5 x 42 cm -
Thomas MÜLLERSans titre , 202529,7 x 21 cm -
Anthony PLASSEsans titre 26 - pliage 2, 2024255x53 cm (pliée)
255x190 cm (dépliée) -
Xavier THEUNISSans titre (buvards #1), 202550,3 x 35,3 cm
Encadrement : 61 x 46 x 3,5 cm -
Gérard TRAQUANDISans Titre, 201053 x 39 cm -
Gérard TRAQUANDISans Titre, 202416 x 24 cm -
Michel VERJUXPliée découpée, Sc. Dom. Medium, 3/3 , 202433 x 42 x 21 cm -
Claude VIALLAT133/2023, 2023144 x 79 cm -
Marine WALLONFitjar, 202435 x 40 cm
À partir du 13 décembre, la galerie Catherine Issert nous invite à découvrir le quatrième volet de la série d’expositions " La possibilité d’une collection". En partenariat avec la galerie Pascal Cuisinier — qui consacre son travail au rayonnement du design français des années 1950 —, il s’agit de nourrir le dialogue entre beaux-arts et arts décoratifs. Mais plus qu’un dialogue au singulier, ce sont des conversations plurielles, déjouant frontières et hiérarchies, qui se nouent entre des œuvres d’art contemporaines et des pièces maîtresses du design historique. À rebours de la sacralité souvent dévolue aux lieux d’exposition, en mettant en scène l’intérieur rêvé d’un collectionneur passionné, ce nouvel opus affirme avec malice ce que devrait toujours être une galerie : un lieu chaleureux de vie et de rencontres, où se tisse, pas à pas, « la possibilité d’une collection ».
Jean-Michel ALBEROLA, John M ARMLEDER, Olivia BARISANO, Cécile BART, Martin BELOU, BEN, Jacques BINY, Jean-Charles BLAIS, René-Jean CAILLETTE, Denis CASTELLAS, Olivia COGNET, Daphne CORREGAN, Geneviève DANGLES, Alexandre DUFAYE, Gautier FERRERO, Pierre GUARICHE, Yayoï GUNJI, Anastasia INDUCHNAYA-CARVALHO, Robert MATHIEU, André MONPOIX, Jacqueline MORABITO, François MORELLET, Thomas MÜLLER, ORA-ÏTO, Pierre PAULIN, Pascal PINAUD, Anthony PLASSE, Alain RICHARD, Mathieu SCHMITT, Xavier THEUNIS, Modely THIBAUD, Gérard TRAQUANDI, Felice VARINI, Michel VERJUX, Claude VIALLAT, Marine WALLON
Défendant des personnalités émergentes aussi bien que des figures incontournables de l’art contemporain, soutenant des artistes qui déjouent la partition du figuratif et de l’abstrait ou qui brouillent les lignes de démarcation posées entre les disciplines, la galerie Catherine Issert s’attelle à un inlassable travail de décloisonnement. Quoi de plus évident pour elle, donc, que d’ouvrir un dialogue entre les beaux-arts et les arts décoratifs, pour finalement bousculer leurs limites ?
C’est ce que propose sa série d’expositions intitulée « La possibilité d’une collection ». Inaugurée en 2015, celle-ci recrée, à chaque opus, le chaleureux lieu de vie d’un collectionneur passionné. À revers de l’esprit du white cube, les ambiances se déploient, stimulent un imaginaire du quotidien, et nous invitent à cheminer à travers bureaux et salons, où œuvres d’art et pièces de mobilier entrent en résonance. Peu à peu, les frontières s’estompent : la mise en scène rappelle que le design possède sa pleine noblesse artistique, mais aussi que les œuvres d’art sont, in fine, des objets matériels à part entière, auprès desquels il fait bon vivre. Cette dernière affirmation, évidente et pourtant audacieuse, préside à ce geste curatorial volontiers transgressif, qui met à mal les hiérarchies traditionnelles.
L’exposition, organisée en collaboration avec la galerie parisienne Pascal Cuisinier, fait la part belle au design français des années 1950 — avec, entre autres, des pièces de Pierre Guariche, Pierre Paulin ou André Monpoix —, tout en montrant le travail de jeunes plasticiens soutenus par Catherine Issert. On notera d’ailleurs la présence de deux artistes exposés pour la première fois dans la galerie : Anastasia Induchnaya-Carvalho (née en 2000), dont les peintures s’épanouissent entre abstraction et imaginaire figuré, et Anthony Plasse (né en 1987), qui, avec ses toiles photosensibilisées, intègre à la picturalité des procédés photographiques. En guise de trait d’union entre beaux-arts et arts décoratifs, des céramiques jalonnent les espaces, celles de Gérard Traquandi, Daphne Corregan, Olivia Barisano, Olivia Cognet, Gautier Ferrero et Modely Thibaud, ainsi qu’un ensemble de pièces sélectionnées par C·SUR TERRE, lieu consacré à Valbonne à l’artisanat d’art, et qui a fait de la découverte de talentueux céramistes sa spécialité. On voit donc différents médiums entrer en conversation, différentes générations aussi ; générations d’artistes — aux côtés de la nouvelle scène contemporaine, les compagnons de route historiques de la galerie reçoivent une place de choix —, générations de designers également, lorsque des éléments de mobilier du milieu du xxe siècle rencontrent ceux de Jacqueline Morabito, architecte et designer, complice de longue date de la galerie, et ceux d’Ora-ïto. De ce parcours tout en contrepoints naîtront d’étonnantes relations formelles.
En définitive, celui qui pousse les portes de la galerie n’est plus un simple regardeur, tenu à bonne distance : il est un hôte, convié à s’approprier cet univers relevant de l’intime. Loin de la sacralité souvent dévolue aux espaces d’exposition, il nous est rappelé ce qu’est originellement une galerie, et ce qu’elle devrait toujours être : un lieu de vie, d’échanges, de sociabilités variées, où se construisent, au gré du temps, des affinités électives. Fondée il y a cinquante ans au cœur d’un site qui aura vu éclore tant de compagnonnages artistiques, la galerie Catherine Issert est placée sous le signe de ces rencontres et de ces amitiés. À chaque fois en décembre, comme pour conjurer l’hiver, « La possibilité d’une collection » nous incite, toutes frontières abolies, à imaginer un récit amoureux, celui d’un collectionneur et des pièces auprès desquelles il a choisi de vivre.
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René Jean Caillette ( 1919-2004)
Conception 1958 - Edition Steiner 1961
Teck, métal laqué et chromé
Haut 75 x Larg 46 x Prof 42 cm
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Pierre Guariche (1926-1995)
Paire de fauteuils G1
Edition Airborne - 1953
Métal chromé et cuir
Haut 75 larg 62 Prof 75 cm
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Pierre Guariche ( 1926-1995)
Lampadaire G2
Edition Pierre Disderot - 1961
Métal laqué noir, laiton et abat-jour tissu
Haut 182 larg 34 prof 39 cm
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Pierre Guariche ( 1926-1995)
Lampadaire G30
Edition Pierre Disderot - 1952
Laiton poli, métal et aluminium laqué
Haut 150 larg 40 cm
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Alain Richard (1926-2017)
Enfilade 816
Edition Meubles TV - circa 1960
Métal laqué, métal chromé et teck
Haut 98 Larg 300 Prof 60 cm

